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26 juin 2026

Le mécontentement vis-à-vis de votre sexe peut apparaître et disparaître

Le malaise lié au genre est souvent perçu comme quelque chose de définitif. Pourtant, des études montrent que chez de nombreux jeunes, le malaise lié à leur propre sexe apparaît pendant l’adolescence, puis disparaît. Cela rend risqué le recours à un traitement quasi irréversible — et c’est précisément ce que fait valoir un groupe de médecins, de psychologues et de scientifiques auprès du Conseil de la santé.

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Le Conseil de la santé se penche sur la prise en charge des jeunes

Le 30 juin 2026, le Conseil de la santé rendra un avis sur la prise en charge des jeunes transgenres. Trente ans après que les Pays-Bas ont donné le ton au niveau international avec le Protocole néerlandais, les données probantes sont remises en question. Des revues systématiques ne trouvent pas suffisamment de preuves fiables indiquant que les avantages des inhibiteurs de la puberté et des hormones sexuelles chez les mineurs l'emportent sur les risques — des risques qui sont graves et souvent irréversibles.

Un malaise qui s’estompe naturellement

C’est précisément pendant la puberté que de nombreux jeunes acquièrent une meilleure compréhension de leur corps, de leur sexualité et de leur orientation sexuelle. Une étude longitudinale issue de la cohorte TRAILS de Groningue montre pourquoi la prudence s’impose : les sentiments d’insatisfaction vis-à-vis de son propre sexe étaient relativement fréquents au début de l’adolescence, mais ont ensuite diminué chez une partie considérable des jeunes. Le malaise lié au sexe peut donc évoluer au cours du développement. Il est donc risqué de l’interpréter trop hâtivement comme une identité de genre figée.

Le profil des personnes qui se manifestent a changé

Le Protocole néerlandais a été élaboré pour un petit groupe soigneusement sélectionné, présentant une dysphorie de genre précoce et persistante, ainsi que peu de problèmes concomitants. Ce groupe n’existe plus sous cette forme. Beaucoup plus de jeunes se présentent dans les cliniques spécialisées dans les questions de genre, avec une augmentation notable du nombre de filles chez lesquelles la dysphorie n’apparaît qu’aux alentours ou après la puberté et s’accompagne souvent de troubles psychiques ou neurodéveloppementaux. Il est scientifiquement irresponsable d’étendre les conclusions tirées du groupe initial à cette population plus large et plus vulnérable — d’autant plus que, même pour ce groupe initial, il n’existe pas de preuves solides démontrant que le parcours médical améliore structurellement la santé mentale.

Le « bouton pause » n’est généralement pas une pause

La première étape médicale est moins facultative qu’on ne le laisse souvent entendre : la quasi-totalité des jeunes qui commencent un traitement par inhibiteurs de la puberté passent ensuite à un traitement hormonal du sexe opposé. Le traitement inhibiteur ne constitue donc généralement pas une pause neutre, mais le début d’un parcours aux conséquences irréversibles sur la fertilité, la vie sexuelle et la densité osseuse.

D’autres pays ont changé de cap

Au Royaume-Uni, en Suède, en Finlande et en Norvège, des revues systématiques ont conduit à un changement de cap clair : les interventions médicales chez les mineurs ont été limitées, tandis que le diagnostic approfondi et l’accompagnement psychologique ont pris une place centrale. Découvrez-en davantage sur la revue Cass ainsi que sur les chiffres et les études qui alimentent le débat.

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Source

Adapté de l’article d’opinion « Le mécontentement vis-à-vis de son sexe peut apparaître et disparaître », publié dans De Volkskrant le 25 juin 2026. Signataires : Ruben Buijs (médecin, pathologiste clinique), Geert-Jan Edelenbosch (journaliste, ancien coordinateur du programme jeunesse et éducation au COC Nederland), Armand Girbes (interniste-réanimateur, pharmacologue clinicien, ancien chef du service de soins intensifs du VUmc et professeur émérite de médecine de soins intensifs), Marieke Hoogwout (écrivaine, rédactrice chez Vrij Links), Hacsi Horváth (épidémiologiste clinique, experte en revues systématiques et experte par expérience après avoir interrompu une transition), Maureen Horváth (biologiste médicale), Hanneke Kouwenberg (médecin, radiologue), Pieter Omtzigt (économétricien, ancien député à la Chambre des représentants), Marieke den Ouden (psychologue, biologiste), Roelien den Ouden (psychologue clinicienne, orthopédagogue) et Dorine Sellenraad (psychologue clinicienne, psychothérapeute, ancienne collaboratrice de la clinique de genre du VUmc).