politique
Britse overheid — Permanent verbod op puberteitsblokkers voor minderjarigen
En décembre 2024, le gouvernement britannique a rendu définitive l'interdiction des bloqueurs de puberté chez les mineurs, sur recommandation de la Commission des médicaments à usage humain.
En décembre 2024, le gouvernement britannique a rendu définitive l'interdiction temporaire des bloqueurs de puberté pour les mineurs souffrant de dysphorie de genre. Cette mesure est entrée en vigueur le 1er janvier 2025 et s’applique pour une durée indéterminée. Cette décision fait suite à un avis de la Commission on Human Medicines, le comité d’experts indépendant chargé de conseiller le gouvernement britannique sur la sécurité des médicaments.
Contexte
Cette décision trouve son origine dans le rapport final de la « Cass Review » (avril 2024) et dans la mesure d’urgence qui s’en est suivie en mai 2024, qui avait temporairement suspendu la délivrance de bloqueurs de puberté aux mineurs souffrant de dysphorie de genre. Hilary Cass a qualifié ces médicaments de traitements dont les bénéfices ne sont pas prouvés et qui présentent des risques considérables. Le gouvernement britannique a lancé une révision afin de déterminer si la mesure d’urgence devait être prolongée ou rendue permanente.
Le cœur de la décision
La Commission des médicaments à usage humain a conclu que la poursuite de la prescription présentait un risque inacceptable pour la sécurité. Cette interdiction empêche la prescription d’inhibiteurs de la puberté pour traiter la dysphorie de genre ou l’incongruité de genre chez les personnes de moins de 18 ans, y compris par des prestataires privés et des cliniques en ligne étrangères qui étaient auparavant utilisés pour contourner les restrictions du NHS. Les patients déjà pris en charge par le NHS peuvent poursuivre leur traitement ; la prescription pour d’autres indications médicales, telles que la puberté précoce (precocious puberty), reste autorisée.
Justification
La Commission s’appuie sur les revues systématiques réalisées par l’université de York dans le cadre de la « Cass Review ». Ces revues ont conclu que les preuves relatives à la sécurité et à l’efficacité clinique des inhibiteurs de la puberté dans le cas de la dysphorie de genre sont insuffisantes. James Palmer, directeur médical du NHS, a confirmé que les preuves faisant défaut pour justifier ce traitement de manière systématique. Une première révision de cette mesure est prévue pour 2027.
Responsables politiques et instances concernées
La décision a été prise par le ministre de la Santé, Wes Streeting (Parti travailliste). Un gouvernement travailliste a ainsi maintenu une interdiction initiée sous le gouvernement conservateur précédent — ce qui montre que les fondements médico-scientifiques l'emportent sur les positions politiques partisanes concernant la question du genre. Outre la Commission des médicaments à usage humain, l’Agence de réglementation des médicaments et des produits de santé (MHRA) et le NHS England participent à la mise en œuvre.
Conséquences pour la politique de santé
Parallèlement à cette interdiction, les pouvoirs publics investissent dans des centres régionaux spécialisés dans la prise en charge des questions de genre chez les enfants, ainsi que dans une étude clinique destinée à fournir des données solides en matière de sécurité. Le recrutement pour cette étude a débuté au printemps 2025. Pour les mineurs, cette politique signifie que la voie médicale affirmative est de fait coupée en dehors du contexte de la recherche. Cette mesure exerce une pression sur d’autres pays qui proposent encore des inhibiteurs de puberté dans le cadre des soins courants, notamment les Pays-Bas, afin qu’ils revoient leur politique sur la base des mêmes analyses.
Transregret