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NICE — Evidence Review puberteitsblokkeerders bij genderdysforie (2020)
NICE Evidence Review (2020) conclut que les preuves relatives aux bloqueurs de puberté dans la dysphorie de genre sont d'une très faible certitude et qu'il n'existe aucune étude randomisée.
La NICE Evidence Review (National Institute for Health and Care Excellence, octobre 2020) évalue le fondement scientifique des analogues de la GnRH (bloqueurs de puberté) chez les enfants et adolescents souffrant de dysphorie de genre. Le rapport a été réalisé à la demande du NHS anglais en préparation de la révision des parcours de soins au sein de la clinique GIDS (Tavistock).
Conception de l'étude
Il s'agit d'une revue systématique des données probantes selon la méthodologie NICE, avec une question PICO et une évaluation de la qualité selon GRADE. La revue a cherché dans PubMed, Embase, Cochrane et la littérature grise des études rapportant les effets des analogues de la GnRH sur la santé mentale, la qualité de vie, les conséquences physiques et les résultats liés au genre chez les mineurs atteints de dysphorie de genre.
Études incluses
La revue a inclus neuf études observationnelles, dont des données de la cohorte néerlandaise du VUmc, de la cohorte Tavistock, et de centres américains et canadiens. Aucune étude contrôlée randomisée n'a été trouvée. Les études étaient majoritairement de petite taille, observationnelles prospectives sans groupe contrôle, et utilisaient des mesures de résultats hétérogènes.
Résultats
- La qualité des preuves pour tous les résultats critiques a été évaluée comme très faible selon GRADE.
- Les résultats sur le bien-être mental, la dépression et l'anxiété étaient variables ; aucun effet positif cohérent n'a pu être démontré.
- Les effets sur la dysphorie de genre elle-même n'ont pas été démontrés de manière univoque.
- Les effets indésirables connus sur la densité osseuse, la croissance en taille et le développement cérébral sont insuffisamment étudiés à long terme.
- Presque tous les jeunes traités sont passés aux hormones cross-sex, ce qui compromet l'affirmation d'un bouton pause neutre.
Conclusions
Le NICE conclut que la base de preuves pour les analogues de la GnRH dans la dysphorie de genre est d'une très faible certitude. Aucune des études incluses n'a fourni de preuves robustes d'effets positifs sur la santé. La revue ne soutient pas la prescription systématique en dehors de contextes de recherche contrôlés.
Limites
- Presque toutes les études manquent d'un groupe contrôle, ce qui rend impossibles les conclusions causales.
- Suivi court ; absence de données à long terme sur le bien-être à l'âge adulte, la fertilité ou les résultats psychiatriques.
- Les mesures de résultats ne sont pas standardisées ; différentes études utilisent différentes échelles.
- Biais de sélection : les groupes traités sont petits et sélectionnés.
Implications
La revue NICE a constitué un tournant : elle a remis en cause l'affirmation selon laquelle les bloqueurs de puberté sont une intervention éprouvée et sûre. Le NHS England a utilisé les conclusions comme fondement pour mettre fin aux bloqueurs de puberté en dehors du cadre des études, une ligne qui a été prolongée dans le Cass Review (2024). Pour les Pays-Bas, la revue est pertinente car le protocole néerlandais repose sur le même ensemble de données observationnelles que le NICE qualifie d'insuffisant.
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