22 octobre 2019

Jonathan/Jessica Yaniv : l'affaire qui a mis le trans-activisme au Canada sous haute tension

Jonathan Yaniv (plus tard Jessica Simpson) était un individu transgenre canadien qui a intenté plusieurs procédures de plainte auprès de la commission des droits de la personne de la Colombie-Britannique contre des esthéticiennes qui refusaient de pratiquer des épilations génitales à la cire. L'affaire a fait la une des médias nationaux et internationaux — et a été largement critiquée comme un abus de la législation sur les droits de la personne. Elle a provoqué une fracture au sein de la communauté transgenre elle-même et a été citée dans les débats sur les limites de l'auto-identification.

Jonathan/Jessica Yaniv : l'affaire qui a mis le trans-activisme au Canada sous haute tension

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Jonathan Yaniv, se désignant plus tard sous le nom de Jessica Yaniv puis Jessica Simpson, a fait la une des actualités nationales et internationales au Canada en 2019. Yaniv a déposé plusieurs plaintes auprès du Tribunal des droits de la personne de la Colombie-Britannique contre des esthéticiennes qui refusaient de pratiquer des épilations génitales à la cire (Brazilian wax).

Les plaintes

Les esthéticiennes — principalement des femmes canadiennes d'origine asiatique travaillant à domicile — ont refusé les traitements pour diverses raisons : certaines en raison d'objections religieuses ou culturelles, d'autres parce qu'elles n'étaient pas formées pour les organes génitaux masculins. Yaniv a affirmé que ces refus constituaient une discrimination fondée sur l'identité de genre.

La décision du Tribunal

En novembre 2019, le Tribunal des droits de la personne a rejeté toutes les plaintes de Yaniv. Le Tribunal a conclu que :

  • Les plaintes avaient été déposées de mauvaise foi — pour un gain personnel, et non pour dénoncer une discrimination.
  • Le Tribunal a refusé d'être un instrument d'abus.
  • Yaniv devait verser des dommages et intérêts aux défendeurs.

L'impact plus large

L'affaire Yaniv a été largement citée comme exemple de la façon dont la législation sur l'auto-identification pouvait être détournée. Elle a également divisé la communauté transgenre elle-même : de proéminents militants transgenres ont pris leurs distances avec Yaniv. L'affaire est depuis devenue un point de référence dans les discussions sur les limites de la législation relative aux droits de l'homme et de l'auto-identification.

Contexte plus large

L'affaire Yaniv ne constitue pas un débat isolé sur les limites de la politique transgenre. Des questions similaires sur la portée de l'auto-identification se posent dans le sport — voir les athlètes transgenres dans le sport féminin — et dans les catégories juridiquement protégées — voir le féminisme critique du genre.


Sources :