Kyla Gillespie · 45 ans

« J'aurais aimé que les médecins m'expliquent que je serais en deuil de certaines parties de mon corps dont je ne voulais pas » — Kyla Gillespie, Canada : transition à 31 ans, six ans sous le nom de Bryson

Kyla Gillespie a grandi au Canada au sein d’une famille chrétienne très sportive et pratiquait le hockey de haut niveau. Dès l’âge de cinq ans, elle a ressenti une dysphorie de genre. Après onze ans d’alcoolisme, elle est entrée, à l’âge de 30 ans, dans un centre de désintoxication chrétien ; en l’espace de six mois, elle a entamé sa transition sociale pour devenir Bryson, à l’aide de testostérone et de plusieurs interventions chirurgicales. Cinq ans et demi plus tard, elle a renoncé à sa transition. Elle a écrit le livre « TransFormed » (B&H Publishing, 2026).

Vous doutez, vous avez des regrets, des séquelles ou vous êtes en détransition ?

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Cet article s'appuie sur des entretiens menés par Kyla Gillespie avec Fox News Digital (mai 2026), sur WFMD et dans le cadre de l'émission « Think Biblically » de l’université Biola (2026), complétés par des informations tirées de son ouvrage « TransFormed » (B&H Publishing, 2026). Mme Gillespie s’est exprimée ouvertement sous son propre nom.


Kyla Gillespie a grandi au sein d’une famille chrétienne canadienne de sportifs. Dès l’âge de cinq ou six ans, alors qu’elle pratiquait le hockey sur glace, elle a senti qu’elle était différente des autres filles. Vers l’âge de quatorze ou quinze ans — après le divorce de ses parents —, elle a également pris conscience de son attirance pour les femmes. Ce qui, selon ses propres termes, est devenu par la suite une « accumulation de sentiments de perte ».

Onze ans d’alcoolisme, puis le fond du gouffre

À l’âge de dix-neuf ans, elle a bu son premier verre. S’ensuivirent onze années d’alcoolisme. En apparence, tout allait bien pendant longtemps : elle pratiquait le hockey féminin de haut niveau au Canada et avait créé sa propre entreprise de coaching spécialisée dans le hockey sur glace de haut niveau. Mais au fond d’elle-même, elle s’est retrouvée prise au piège d’une vie qui la détruisait.

À 30 ans, elle est entrée dans un centre de désintoxication chrétien. En l’espace de six mois, elle a décidé d’entreprendre une transition sociale. Elle s’est donné le nom de Bryson, a demandé à ce qu’on utilise les pronoms « il » et « lui » pour s’adresser à elle, et a commencé un traitement à la testostérone. Plusieurs opérations de réassignation sexuelle ont suivi.

Cinq ans et demi en tant que Bryson

Avec les médecins, la communication était à sens unique. La transition allait améliorer sa vie. La conversation n’abordait pas ce qui pourrait survenir après les opérations : la tristesse, le deuil, les regrets.

« J’aurais souhaité que les médecins m’expliquent les aspects plus profonds des opérations. Que je ferais le deuil de parties de mon corps dont je ne voulais plus. Que cela me bouleverserait émotionnellement. »

Elle a vécu cinq ans et demi en tant que Bryson. La testostérone a modifié sa voix, son visage, son corps. Les opérations ont changé le reste. Ce n’est que progressivement qu’elle a pris conscience qu’elle n’avait pas résolu ce qu’elle souhaitait résoudre.

« Revenez »

Selon Mme Gillespie, le tournant est venu de sa foi. Elle s’est entretenue avec son pasteur et son épouse. Elle s’est penchée pendant des semaines sur les Écritures. Elle décrit ce qui a suivi comme une expérience au cours de laquelle Dieu l’a rappelée à son sexe biologique. Un parcours qui ressemble de manière frappante à celui d’autres personnes ayant fait marche arrière et issues d’un milieu religieux — parmi lesquelles Walt Heyer et Laura Perry Smalts.

La détransition s’est avérée plus longue et plus difficile que la transition. Cela fait désormais environ neuf ans qu’elle s’y consacre. Elle a fondé Renewed & Transformed Ministries, donne des conférences à l’international et a écrit en 2026 le livre *TransFormed*.

Ce qui reste

La voix de Gillespie est désormais définitivement plus grave. Certaines modifications chirurgicales sont irréversibles. Ce qu’elle souhaite avant tout transmettre aujourd’hui, c’est ce qu’elle-même n’a pas reçu à l’époque : une vision complète de la situation avant la décision. Que les conséquences ne s’arrêtent pas le jour de l’opération. Qu’un sentiment de perte s’installe.

« Les entretiens que j’ai eus n’étaient que positifs. Personne ne m’a dit qu’un jour, je pleurerais ce qui m’avait été retiré. »


Sources :

  • Fox News Digital. « Une femme ayant vécu en tant qu’homme affirme avoir fait le deuil de “parties de son corps dont elle ne voulait pas” après sa transition. » 2026. foxnews.com
  • Biola University, Think Biblically. « Transformed : A Detransitioner Speaks Out. » 2026. biola.edu
  • WFMD. « Une femme a entendu Dieu lui dire “reviens vers moi” après avoir vécu pendant des années en tant qu’homme transgenre. » 7 mars 2026. wfmd.com
  • Kyla Gillespie. *TransFormed : Le pouvoir de la Parole de Dieu et du peuple de Dieu dans le parcours d’une femme à travers la confusion de genre, la chirurgie de réassignation et la détransition*. B&H Publishing Group, 2026.